L’annonce a été faite sans lyrisme, ce qui est déjà une information. Pas de « nouveau Graet », pas de « légende sous verre ». Un tournoi indoor, à l’automne, dans une enceinte parisienne, pour retenir des joueuses et joueurs qui, sinon, enchaînent Asie et salles étrangères. La FFT a un problème de présence. Elle tente une solution de calendrier.
Les puristes diront que Paris n’a pas besoin d’un événement de plus. Les clubs de banlieue diront qu’ils ont besoin de courts, pas d’un plateau télévisé. Les deux objections sont justes. Elles ne résolvent pas le trou d’octobre dans l’agenda français.
« On ne fabrique pas un mythe en trois ans. On fabrique une date, et on verra si le public la retient. »
Pourquoi un toit, pourquoi maintenant
La terre battue de mai est saturée d’images. L’automne parisien, lui, est libre — et pluvieux. Un indoor, c’est une garantie de production, de droits, de confort. C’est aussi un autre tennis : plus rapide, moins romanesque, plus proche des salles de Bercy d’autrefois, sans en reprendre le nom.
Les partenaires suivent, prudents. Un tournoi se juge à la troisième édition. La première sert à photographier des gradins. La deuxième, à compter les abonnés.
Le tennis français, plus large que Paris
Le risque est connu : encore Paris. La FFT promet des annexes en clubs, des invitations aux comités. Il faudra vérifier. Comprendre ce dossier, ce n’est pas crier au génie fédéral. C’est voir une institution sportive qui, comme d’autres, gère un calendrier trop dense avec une capitale trop centrale — et tente, sous un toit, de ne pas disparaître entre deux saisons.